Code Minier
 
 
Guide de l'investisseur

 
  INFRASTRUCTURES  
 

INFRASTRUCTURES 
Ce chapitre est consacré aux divers aspects relatifs à l’eau, aux ports, aux routes et chemins de fer, aux aéroports, aux télécommunications et à la production électrique. Il s’agit ici d’informations générales qu’il sera nécessaire d’approfondir en cas de besoin auprès des institutions en charge des secteurs concernés. 
L’approvisionnement en eau
Un code de l’eau a été approuvé, suivant l’ordonnance 85-144 que l’on peut consulter en suivant ce lien :
http://www.droit-afrique.com/images/textes/Mauritanie/mauritanie_code_eau.pdf
L’eau est gérée par plusieurs institutions, relevant de divers départements ministériels. Chacune d’elles joue un rôle indépendant des autres. Le Ministère chargé de l’hydraulique est le plus impliqué dans cette gestion, qui reste cependant éparse en fonction de la source d’approvisionnement et du lieu où l’on se trouve. D’une manière générale, les grandes villes sont relativement bien approvisionnées.


Les Ports 
Il y a deux grands ports maritimes en Mauritanie : le port de Nouadhibou et le Port autonome de Nouakchott. Les quais de ces ports sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Les quais des principaux Ports en Mauritanie

Port

Quai

Tutelle

Nouadhibou

Minerai de fer

Ministère chargé des Mines

hydrocarbures

Industrie et pêche

Ministère chargé de l’équipement

Pêche artisanale

Nouakchott

Industrie et commerce

Ministère chargé de l’équipement

Pêche artisanale


Routes et chemins de fer 
Il y  a trois grandes routes nationales qui sont : la Route I entre Nouakchott et Atar. Route 2 de Nouakchott vers Rosso au sud ; et la route 3 de Nouakchott à Néma à l’est. Par ailleurs, cette dernière décennie a connu la construction de plusieurs routes inter urbaines. C’est ainsi que toutes les capitales régionales du pays sont désormais desservies par des routes goudronnées, en plus de plusieurs routes reliant les trois grandes routes ci-dessus mentionnées à d’autres villes. Actuellement la longueur totale des routes est de plus de 4000km. Cependant, du fait de l’étendue du territoire et d’une population dispersée, le réseau routier reste toujours insuffisant. Mais un programme ambitieux continue d’être exécuté et plusieurs autres pistes sont en train d’être goudronnées. 
Il existe une ligne de chemin de fer longue de 677km, servant à transporter le minerai de fer entre Zouerate et Nouadhibou.

Carte du réseau des routes et voies ferrées  en Mauritanie



Les aéroports en Mauritanie 
Il y a quatre (4) aéroports internationaux : Nouakchott, Nouadhibou, Atar et Nema. Les deux premiers sont utilisés pour des vols réguliers et les deux autres pour des vols charters. Il y a au total vingt quatre aéroports. On peut noter en particulier que toutes les capitales régionales du pays sont dotées d’aéroports. (Voir carte ci-dessous). 
Un nouvel aéroport international est en construction à 20 km de Nouakchott. 
Le tableau suivant dresse la liste des aéroports du pays et la carte en donne la localisation géographique :



 

Les Télécommunications 
Il existe trois sociétés de téléphonie mobile: Mauritel, Mattel et Chinguitel. Plus de trois millions de téléphones fixes sont utilisés dans le pays. Toutes les capitales régionales ainsi que plusieurs autres villes sont connectées entre elles.
Le pays est également connecté à Internet. 
Dans l’exploitation minière, la télécommunication continue de se faire par téléphones satellite ou par radios si l’éloignement de certaines zones de travail ne permet pas l’accès au réseau de téléphonie. Le réseau public de transmission téléradio couvre l’ensemble du pays. 
L’espace audiovisuel est totalement libéré. Il existe plusieurs radios et télévisions privées en plus du service officiel assuré par la télévision et la radio de l’état. Les télévisions internationales, européennes et celles des pays arabes sont accessibles par satellite avec un grand nombre de chaînes. Plusieurs journaux sont publiés et des dizaines de sites d’information exercent leurs activités sans aucune contrainte ni censure. La liberté de presse est effective, sous la seule réserve de respecter la déontologie du métier.

Production électrique

Schéma institutionnel
Entre 1987 et 2011, le sous-secteur de l’électricité s’est nettement amélioré en Mauritanie à travers le renforcement des capacités de production, les extensions du réseau de distribution, la réhabilitation de centrales et des réseaux électriques et l’électrification de plus de 20 villes secondaires. 
En milieu urbain, le nombre d’abonnés est passé de 30 000 en 1995 à 145 000 en 2011. En milieu rural, par contre, l’électrification est restée très timide, avec seulement une vingtaine de villages électrifiés sur un total de plus de 3 500 localités.
La promulgation en 2001 de la loi 2001-19, portant Code de l’électricité, a constitué le point de départ de la mise en œuvre d’une réforme décidée en 1998. Cette loi libéralise la production, l’achat en gros pour la revente, le transport et la distribution d’énergie électrique. Ces activités sont encadrées dans le cadre d’une licence, instruite par l’Autorité de Régulation (ARE) et délivrée par le Ministre en charge de l’Energie. 
A l’heure actuelle :

  •  l’achat en gros d’électricité auprès des producteurs indépendants est assuré exclusivement par la SOMELEC ; le code de l’Electricité prévoit cependant la possibilité d’acheteurs multiples ;
  •  le segment du transport haute tension est de même exclusivement assuré par la SOMELEC sur le territoire national, hors réseaux de transport de l’OMVS ;
  •  la distribution d’électricité MT et BT est assurée par la SOMELEC dans son périmètre (44 villes et localités).

Acteurs du secteur électrique
Les principaux acteurs du secteur de l’électricité sont:

  •  l’Autorité de Régulation (ARE) chargée de la mise en œuvre de la politique de libéralisation ;
  •  la SOMELEC (Société Mauritanienne d’Electricité) qui distribue et produit l’électricité à Nouakchott, Nouadhibou et dans 42 autres localités (4 centres secondaires et 38 centres tertiaires) ;
  •  l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal) qui produit et transporte l’électricité aux postes HT de Nouakchott, Rosso, Boghé et Kaédi ;
  •  la SNIM (Société Nationale Industrielle et Minière) qui produit de l’électricité dans sa centrale de Zouerate pour l’exploitation minière et dans sa centrale de Nouadhibou pour ses installations portuaires ;
  •  l’ANADER (Agence Nationale de Développement des Energies Renouvelables) qui est chargée de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ;
  •  l’ADER (Agence de l’Electrification Rurale) qui a la responsabilité de la planification et la promotion de l’électrification en zone rurale ;
  •  l’APAUS (Agence pour la Promotion de l’Accès aux Services) qui a la charge de « …généraliser l’accès aux services essentiels, notamment eau, électricité et TIC, à tarif et distance raisonnable… ».
  •  les producteurs indépendants opérant sous un régime de licence délivrée par l’ARE.

Le parc de production
Le parc de production actuel de la SOMELEC est composé des groupes de Nouakchott et de Nouadhibou ainsi que ceux des 42 centres secondaires et tertiaires. Le tableau ci-après présente la structure du parc de production de Nouakchott et Nouadhibou.


Nom

Groupe

Début

Fin

Comb.

P installée
(MW)

P garantie
(MW)

Manantali

Manan.

2002

2050

Hydroélectricité

200

13

Arafat 1

MAN

1989
2001

2014
2025

Diesel
Diesel

28
14

20
10

Arafat 2

Wartsila

2010

2020

Diesel

10,5

9

Wharf

MAN

2011

2025

Diesel

36

32

Ksar

MTU

2008

2018

Diesel

5

 4

NDB

MAN - Pielstick

1978

2013

Diesel

13,5

9

Projets en cours ou prévus (à titre indicatif et susceptible d’évolution rapide)

      •  Centrale duale de Nouakchott de 180 MW
      •  Grande Centrale au gaz de 350 MW (extensible à 700 MW)
      •  « Hydroélectrification » de la vallée

Pour une puissance d’environ 7 MW, il s’agira de réaliser et de connecter au réseau interconnecté, près de 90 réseaux de distribution desservant des localités de la vallée du fleuve Sénégal (Brakna, Gorgol et Guidimakha) possédant un potentiel de développement économique important. Ce projet devrait faire passer le taux d’électrification du pays de 2 à 3% à plus de 40% dans trois ans.

      •  Aménagements hydroélectriques par l’OMVS

Il s’agit des ouvrages de deuxième génération de l’organisation sous-régionale. Trois barrages sont prévus : Félou (350 GWh/an), Gouina (450 GWh/an) et Gourbassi.

      •  Centrales ENR de Nouadhibou et Nouakchott

Il s’agit de trois projets d’énergie renouvelables à des niveaux d’avancement différents :

  •  une centrale à Nouadhibou, où le gisement éolien est très important, de 15 MW, connectée au réseau de la SOMELEC.
  •  une centrale de 30 MW à Nouakchott.
  •  Une centrale solaire photovoltaïque de 15 MW à Nouakchott.
      •  Développement des réseaux de distribution urbains

 

Secteur bancaire
La Banque Centrale de Mauritanie est l’institution chargée entre autres de  définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la République Islamique de Mauritanie, émettre et gérer, pour le compte de l’Etat, la monnaie fiduciaire, surveiller et réglementer les banques et autres établissements financiers conformément aux lois adoptées en cette matière.
La monnaie officielle de la Mauritanie est l’ouguiya. L'échange est libre; en particulier le code d'investissement garantit aux investisseurs le rappatriment de leurs dividendes sur le bénéfice.
Il existe plus d’une dizaine de banques privées en Mauritanie.

 
     
Zone administrative, Ksar, Nouakchott - Mauritanie | BP: 654 - Nouakchott | Tél:(222) 45252688 / 45290073 - Fax (222) 45251410 E-Mail: omrg@omrg.mr
 

OMRG © copyright 2015 - omrg@omrg.mr